Réflexions post atelier : « Google l’ultime vampire » qui à eu lieu lors du congrès annuel de la FPJQ le 6 décembre 2008
Le 6 décembre 2008, je participais comme panelliste à l’atelier « Google l’ultime vampire? » au Congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (la FPJQ). Au regard de l’importance des enjeux soulevés par les questions posées, je prolonge ici ma réflexion sur le sujet.
Pourquoi cet atelier sur ce sujet?
Il y a, actuellement, une lutte sur Internet pour s’accaparer la rente publicitaire liée aux lecteurs de nouvelles sur le Web. Avant Google News, les internautes allaient sur les sites de nouvelles pour trouver les articles qui les intéressaient. Ils étaient ainsi soumis aux publicités affichées par les sites des médias. Google News a complètement changé la donne. En se positionnant comme méta portail de nouvelles, il est devenu le lieu quasi obligé pour la consultation de nouvelles. Réduisant du même coup, la nécessité d’aller sur les sites des journaux. Cette situation se double d’une utilisation gratuite des contenus des médias en ligne pour l’alimentation de ce méta portail. Ce qui n’a pas manqué d’ouvrir un second front sur l’utilisation sans autorisation, et, surtout sans payer, des articles.
Logique du Web (donner l’accès gratuitement à l’usager aux contenus, citer et faire référence à des contenus sur d’autres sites sans souci d’en demander le droit) versus logique des droits d’auteurs (il faut payer pour l’usage d’un matériel produit quel que soit le nombre de fois où il est consulté, nommé, partagé, même si les coûts de diffusion et de consultation, tendent vers zéro. En effet, il n'en coûte pas beaucoup plus cher de permettre la lecture d’un article sur internet à un individu, à cent ou à mille.
En outre, ce conflit qui oppose les plateformes électroniques des grands journaux et l’entreprise Google se tient dans un contexte de réduction des revenus issus des versions papier (de moins en moins de gens lisent le journal) et de difficulté à rentabiliser les sites Web de ces derniers (le prix de la publicité en ligne étant 100 à 1000 fois plus bas que celle sur papier.
C’est donc sous forme de questions/réponses que je tente de présenter plus en détail les principaux points soulevés lors de l’atelier. Il est aussi possible de télécharger la présentation que j’ai faite, (Powerpoint).
La totalité des réflexions post atelier sont aussi disponibles en format PDF ici
Et en plus mes réfélexions sur la plénière de la FPJQ : "Qu’est-ce qu’un journaliste?" qui prennent la forme d'un article nommé: Code de déontologie pour les journalistes et contre les blogueurs?